Ciel d'opale

Huile sur toile · 65 × 54 cm · 2025

Le ciel s'est imposé vite, sans plan : il fallait le fixer avant qu'il disparaisse. En bas, deux silhouettes marchent vers la mer, et un puits de lumière se pose sur l'eau.

Elle est venue vite, et sans plan. Le mouvement du ciel s'est imposé de lui-même. Je me suis contenté de le fixer avant qu'il disparaisse. Le couple est arrivé ensuite. Pas pour raconter quelque chose — pour donner de la vie à cette étendue, et un peu de couleur là où il n'y en avait pas. Les couleurs, je les ai voulues prononcées, avec du caractère : c'est ce qui permet d'apprécier vraiment l'horizon dégagé et la lumière du soleil sur la mer. Les cabines, elles, ce sont les couleurs de l'été. La lumière vient d'un soleil caché par les nuages. Il forme un puits de lumière sur l'eau, éclaire la mer, et fait une réverbération sur les sujets. Le soleil n'a pas besoin d'être vu pour qu'on sente sa chaleur. Il y a aussi un poteau indicateur, presque invisible. Il montre des directions, et c'est toute la toile qui se met à poser une question : où vont-ils ? Vont-ils suivre le vent, ou choisir autre chose ? Le temps d'une marée, six heures, et tout aura changé — la mer reprendra sa place. Un instant unique qui ne reviendra jamais.

Elle est venue vite, et sans plan. Le mouvement du ciel s'est imposé de lui-même. Je me suis contenté de le fixer avant qu'il disparaisse. Le couple est arrivé ensuite. Pas pour raconter quelque chose — pour donner de la vie à cette étendue, et un peu de couleur là où il n'y en avait pas. Les cabines sont venues avec les couleurs de l'été. Le soleil, lui, est resté caché derrière les nuages, et il a posé son puits de lumière sur l'eau.

D'abord le ciel. Il arrive en premier, avant tout le reste, et il est en mouvement — quelque chose qu'on ne voit pas souvent. Ensuite l'horizon dégagé, et le puits de lumière posé sur l'eau. Le soleil est caché derrière les nuages, mais il éclaire la mer et laisse une réverbération sur les sujets. Puis le couple apparaît, en bas, qui marche vers la mer. En s'approchant, les cabines : colorées, immobiles, les couleurs de l'été. Et les enfants, au loin, en train de se baigner — ceux-là, il faut les trouver. On entend leurs cris et leurs rires portés jusqu'ici. Reste un poteau indicateur, presque invisible. Il montre des directions, et toute la toile se met à poser une question : où vont-ils ?

Elle est venue vite, et sans plan. Le mouvement du ciel s'est imposé de lui-même. Je me suis contenté de le fixer avant qu'il disparaisse. C'était ça, la difficulté : aller assez vite pour le garder. Le couple est arrivé ensuite. Pas pour raconter quelque chose — pour donner de la vie à cette étendue, et un peu de couleur là où il n'y en avait pas. J'ai voulu les couleurs prononcées, avec du caractère : c'est ce qui permet d'apprécier l'horizon dégagé et la lumière du soleil sur la mer. Les cabines, ce sont les couleurs de l'été.

C'est une huile sur toile de lin, 65 × 54 cm, de 2025. Elle est venue vite, et sans plan. Le mouvement du ciel s'est imposé de lui-même, et je me suis contenté de le fixer avant qu'il disparaisse. Le couple est arrivé ensuite, pour donner de la vie à cette étendue et un peu de couleur là où il n'y en avait pas. Les couleurs, je les ai voulues prononcées, avec du caractère. C'est ce qui permet d'apprécier vraiment l'horizon dégagé et la lumière du soleil sur la mer. Les cabines sont colorées, ce sont les couleurs de l'été. Le soleil est caché par les nuages : il forme un puits de lumière sur l'eau, éclaire la mer, et fait une réverbération sur les sujets. Le poteau indicateur, lui, est presque invisible. Comme les enfants qui se baignent au loin : il faut les trouver.

Immensité, liberté, petitesse : les trois mots reviennent, et ils ne disent pas la même chose. Je crois que la toile fonctionne parce qu'elle laisse le choix entre se sentir écrasé et se sentir porté.

Jérôme Wattebled « Ciel d'opale », 2025 Huile sur toile, 65 × 54 cm Pièce unique, signée.